Les formes classiques d’hystérie sont l’hystérie de conversion et l’hystérie d’angoisse, appelée aussi l’hystéro-phobie.
Les troubles de conversion apparaissent aux alentours de la puberté et la névrose hystérique se cristallise souvent dès l’adolescence et chez les jeunes adultes. Toutefois, les symptômes réactionnels de conversion et les crises émotionnelles peuvent survenir plus tardivement.
L’hystérie – une organisation psychique évoluée
Cependant, l’hystérie est une organisation psychique évoluée, structurée autour d’une problématique œdipienne avec une stabilité identitaire ainsi qu’une continuité interne dans les relations objectales. Des imagos parentales sont bien différenciées offrant des possibilités identificatoires stables mais souples. Un surmoi et un idéal du moi sont toutefois relativement rigides, poussant le Moi à expédier à l’extérieur les éléments du conflit inconscient. D’où l’utilisation de la projection des éléments du conflits par exemple sur les relations amicales. Le corps propre peut également servir de réceptacle de l’élément du conflit par le biais de la conversion hystérique.
Symptômes de l’hystérie
Ainsi, les symptômes varient selon le type d’hystérie.
Dans l’hystérie de conversion, où le conflit psychique qui domine l’inconscient du patient vient se symboliser dans le symptôme corporel plus ou moins durable tel : anesthésie, paralysie, cécité, contractures, ou autres atteintes sensorielles sans lésions organiques. La conversion somatique est parfois paroxystique et temporelle et parfois permanente.
L’hystérique désavoue le corps mais celui-ci s’impose à lui par des manifestations fonctionnelles imitant d’autres maladies. Sa plainte inconsciente s’adresse au médecin, aux membres de la famille, bref à la mère qui autre fois avait surinvesti le corps de son enfant.
Ces symptômes somatoformes s’accompagnent parfois par des manifestations psychiques telles crises émotionnelles avec théâtralisme ou encore pertes de connaissance.
A notre époque, l’anorexie est l’une des manifestations fréquentes de l’hystérie.
Alors que dans l’hystérie d’angoisse le symptôme central est la phobie, d’où le nom d’hystéro-phobie. Dans ce type de névrose, l’angoisse se fixe de façon plus ou moins stable sur un objet extérieur.