Manque de confiance en soi et faible estime de soi

Consulter un psychologue pour manque de confiance en soi

Manque de confiance en soi - Psychothérapie

« Avant de se voir, l’enfant se voit dans les yeux de sa mère le regardant. » Donald Woods Winnicott

Votre estime de vous est au plus bas?

La confiance en soi c’est bien plus que croire en notre capacité à agir face à une situation et à faire face aux défis de la vie. Avoir confiance en soi c’est avoir le sentiment de sécurité intérieure et de pouvoir se reposer sur ses propres ressources.

Une confiance en soi réaliste est importante pour avancer dans la vie – aussi bien au travail que dans nos relations sociales, familiales ou amoureuses. Lorsqu’elle est solide et réaliste, elle permet de s’engager dans la réalisation de ses propres désirs et de s’affirmer pour défendre ses besoins.

Quand le manque de confiance en soi fait que l’estime de soi est au plus bas, elle nous pousse à éviter les enjeux, de peur d’échouer face à un objectif. Elle nous empêche de nous affirmer ou de faire respecter nos droits. Elle est également à l’origine d’une timidité excessive voire de la phobie sociale. De plus, elle s’accompagne d’un complexe d’infériorité et d’une anxiété de performance. Une appréhension d’avenir et une anxiété d’anticipation ne quitte que rarement le sujet. Une personne qui souffre du manque de confiance ressent aussi une gêne face aux compliments. Une compulsion à se comparer aux autres et à leur faire plaisir est également caractéristique chez les personnes qui manquent de confiance en soi.

 

Le manque de confiance

Le manque de confiance en soi et une faible estime de soi peuvent également provoquer un sentiment d’imposture. En effet, la personne qui manque de confiance en soi peut se sentir illégitime et elle a le sentiment de ne pas être à sa place. Ainsi le manque d’assurance pousse le sujet à rechercher en permanence une reconnaissance auprès des autres. Cette attitude complique considérablement les relations interpersonnelles et les situations sociales.

Certains événements de vie tels qu’un licenciement ou une rupture amoureuse peuvent considérablement baisser notre confiance et notre estime de soi.

 

Les premiers jalons de notre sécurité intérieure

Cependant les bases de la faculté à avoir confiance en nos capacités, les fondements d’un jugement positif de nous-même, notre capacité à penser et à prendre des décisions, sont posés dès le premier âge. D.W. Winnicott exprime bien cette dépendance de l’image que l’enfant développe de lui-même de la manière dont il est entouré : « Avant de se voir l’enfant se voit dans les yeux de sa mère le regardant. » 

Tout d’abord, c’est notre entourage familial qui pose les premiers jalons de notre sentiment d’être capable, d’avoir des compétences nécessaires pour faire face aux événements de la vie. Un environnement rassurant nous permet, en effet, de développer la sécurité intérieure suffisante pour affronter la vie et ses défis. Alors qu’un environnement anxiogène nourrit la peur et les angoisses de l’enfant qui diminuent sa confiance en soi voire l’empêche de l’acquérir.

Une bonne estime de soi est également liée à ces innombrables moments où le petit se sent digne d’intérêt et digne d’amour puisque les adultes répondent immanquablement à ses besoins, ce qui lui donne de la valeur. Un enfant se regardant dans les yeux de sa mère se sent « bon » et « valeureux » grâce au plaisir qu’elle a à le regarder. Il est reconnu « bon ».

Que pensez-vous de vous-même ? Quelles sont vos convictions sur vous-même ? Est-ce qu’elles servent votre vie ou au contraire vous empêchent de réaliser vos désirs ?

Parfois, vous ne comprenez pas pourquoi vous faites certains choix dont vous n’êtes pas satisfait par la suite ?

Nous pouvons être partiellement conscients de nos pensées défavorables, mais souvent nous n’y avons pas accès. Plus la croyance en nous est inconsciente et profondément enracinée, plus elle détermine notre façon de fonctionner au quotidien.

La blessure narcissique menace la confiance en soi

manque de confiance en soi psychologue paris

Relation juste à soi-même

Ainsi la reconnaissance des besoins de l’enfant lors des premières relations constitue la base d’une relation juste à soi-même. Lorsque les désirs de l’enfant, son besoin de reconnaissance ou d’autonomie ne sont pas reconnus, s’il a rencontré un jugement méprisant, s’il a subi une critique répétée ou vécu de moments de détresse, il aura forcément tendance à douter de ses propres compétences face au monde qui l’entoure.

La confiance en soi c’est le sentiment de pouvoir s’appuyer sur ses propres possibilités. Cette croyance intime s’enracine dans les expériences d’attachement sécurisant au cours de notre enfance.

Sous le nom de la théorie de l’attachement, John Bowlby a décrit et conceptualisé les liens existants entre les expériences de relations affectives précoces et différentes formes de détresse émotionnelle. Le sentiment d’insécurité, être soumis au stress de l’enfance entraîne une anxiété accrue et la dépression plus tard dans la vie.


 

La psychothérapie pour retrouver la confiance en soi

Lors de la psychothérapie nous travaillons plusieurs problématiques afin de :

♦   tout d’abord, comprendre les causes sous-jacentes du manque de confiance en soi et l’origine de la dégradation de l’image de soi,

♦   puis, démêler les pensées et les sentiments qui maintiennent un sentiment d’insécurité intérieure,

♦   s’autoriser également à exprimer les sentiments négatifs,

♦   accepter sa colère ressentie face aux critiques essuyées, aux remarques blessantes qui ont influencé la construction de l’image de soi négative,

♦   apprendre aussi à s’affirmer et à dire non, à gérer les émotions dans la situation qui renvoie aux difficultés vécues,

♦  enfin, identifier les clés pour retrouver confiance en soi et le sentiment d’être en capacité de faire face au monde.

Une psychothérapie réparatrice vise à rassurer, à améliorer l’image de soi dégradée et regagner de la confiance en soi.

Manque de confiance en soi – symptômes

Quand nous manquons d’auto-assurance, nous évitons d’entreprendre certaines tâches, pour lesquelles nous nous sentons mal « équipés » ou insuffisamment bons. Nous remettons alors les choses à plus tard (procrastination).  Si nous ne nous sentons pas « forts » dans un domaine, nous perdons la motivation pour entreprendre une action. Nous préférerons l’éviter. Le mécanisme d’évitement amène à la création d’un cercle vicieux. En évitant la confrontation nous ne nous donnons pas l’occasion de vérifier qu’il en est autrement, que nous en sommes capables.  Cela empêche d’apprendre et maintient le sentiment d’être « bon à rien » et voué à l’échec.

Dans la situation de défaut de confiance en nous-même…

Nous doutons de soi… puis des autres… enfin de tout. Cela nous pousse au repli ou à la fuite. Parfois tout cela réveille une colère contre soi, parfois la colère déborde et nous pouvons agresser verbalement les autres. Nous nous sentons de plus en plus désespérés et impuissants ce qui peut amener finalement à ressentir les signes de la dépression : un stress permanent, un manque de motivation, un vécu d’échec.  L’épuisement psychique s’installe progressivement donnant lieu à un grand pessimisme puis à des pensés noires.

Quelles sont les causes du manque de confiance en soi ?

La psychologie permet de comprendre les causes, les mécanismes et les conséquences des problèmes de confiance. L’amour de soi est d’autant plus dégradé, parfois même détruit, si l’enfant était battu, livré à lui-même ou trop protégé et contrôlé. Devenu adulte, il souffre de manque de confiance en soi, conduisant à un comportement autodestructeur. Il se sent sans valeur, mal aimé et inadéquat.

Cela se produit parce que les enfants de parents toxiques, consciemment ou inconsciemment, se sentent eux-mêmes coupables des violences ou des inadéquations parentales.

Pour un enfant dans la situation de dépendance totale aux parents, sans défense, il lui est d’une certaine manière plus facile de se sentir coupable de la colère des parents que de reconnaître qu’il ne peut pas faire confiance à papa ou à maman, qui sont censés l’entourer d’amour et de soins.

Lorsque ces enfants deviennent des adultes ils portent un sentiment de culpabilité et d’insuffisance. Ce qui a pour conséquence qu’ils éprouvent des difficultés à construire une image positive d’eux et se faire confiance.

Les conséquences d’un jugement trop sévère que le sujet a de lui-même

Avoir une mauvaise estime de soi c’est appliquer à soi-même le jugement de nullité intériorisé dans notre enfance. Plus les critiques étaient insistantes, répétées, fréquentes, plus elles empêchent l’amour de soi. Les jugements critiques intériorisés ont des conséquences graves car elles enferment dans un sentiment d’impuissance et dans la peur. De plus, ils participent au développement d’un « faux self » qui se forme en adaptant l’image véhiculée par les parents.

Aussi, le manque de confiance en soi et le manque du sentiment de sa propre valeur peuvent avoir des répercussions dans tous les aspects de la vie.

Chez les jeunes notamment, il influence les choix d’études, le choix du partenaire et peut provoquer une fuite dans l’univers de jeux qui permettent de créer une meilleure version de soi-même à travers le personnage d’avatar. Cela dans l’espoir d’être reconnu et aimé.

manque de confiance en soi-évitement

Mauvaise estime de soi et manque de confiance peut être représentée par la sculpture de Berlinde de Bruyckere « Marthe »

Le regard de l’autre intériorisé donne un sens à sa propre valeur 

Le manque de confiance en soi est lié à un certain nombre de fausses idées intériorisées à partir du discours de l’entourage :

  •  je dois faire ce qu’ils attendent de moi,
  •  je ne dois pas contrarier les autres,
  •  je ne dois pas montrer mes besoins,
  • je ne dois pas exprimer mes émotions,
  • je dois être fort.

Le niveau de sécurité interne du sujet, en lien avec la qualité des assises narcissiques, l’estime de soi se construit à partir des expériences relationnelles précoces avec l’entourage de l’enfant.

Un regard bienveillant sur soi-même et les destins du lien amoureux

La confiance en soi c’est le sentiment de pouvoir se reposer sur ses propres ressources. Il s’enracine dans les expériences d’attachement sécure au cours de notre enfance.

Les parents adéquats constituent pour le petit une base rassurante qui permet le développement de confiance en soi et à l’autrui. En revanche, les expériences telles que déception, humiliation, abandon constituent une menace suprême pour la construction des assises narcissiques.

Par conséquent, les enfants dont les besoins de sécurité ont été satisfaits de manière adéquate, à l’âge adulte sont capables de nouer des relations équilibrées. Notamment une relation amoureuse mature et profonde avec une personne appropriée sera possible.

Mais un entourage déprimé ou débordé, trop préoccupé pour être disponible pour l’enfant ne pourra pas répondre aux besoins de ce dernier de manière adéquate et constante. En conséquence il va priver l’enfant du sentiment de sécurité interne, par conséquent, il constitue un véritable obstacle à la construction du sentiment de confiance en soi.

 

La répétition

C’est pourquoi les enfants ayant vécu un schéma relationnel perturbé tendront à le répéter dans leur vie adulte. Ces schémas se présentent sous des formes différentes. Certains présenteront un agrippement anxieux, d’autres en revanche auront de demandes affectives excessives.  Ils peuvent aussi se trouver dans l’impossibilité d’engagement à cause de revendications d’indépendance exagérées.

Ainsi ces schémas empêchent le maintien d’une relation mutuellement satisfaisante. Si je ne m’aime pas, si je manque de confiance en moi, dans une relation je vais me sentir inférieur et, en conséquence, constamment craindre l’abandon. Si je suis nulle pourquoi il est avec moi ? Pourquoi m’aime-il ? Il doit y avoir une arnaque. De peur que l’autre me quitte, je guette la trahison, je surveille et je me transforme en tyran du lien.

Ce déficit de confiance en soi s’exprime par des pensées négatives à son propos, par exemple « je ne suis pas assez bon » ou « pas assez ceci ou cela »…, « je n’y arriverai jamais » ou encore « je suis nul » qui provoquent différents manifestations :

  • un sentiment d’être incompris,
  • une peur de ne pas être aimé,
  • une disposition à se sentir inférieur aux autres,
  • l’appréhension du regard des autres et une recherche constante d’approbation des autres,
  • une crainte de la critique
  • mais aussi des difficulté à prendre une décision, la fuite ou l’évitement qui peuvent amener un replis sur soi mais permettent d’éviter l’angoisse devant l’engagement dans l’action.

Psychothérapie pour le manque de confiance en soi

Vous souffrez d’un manque de confiance en vous ? Vous avez oublié que votre valeur est intrinsèque ne se mesure pas à vos réussites et l’échec ne l’entame pas,

La psychothérapie peut vous aider à vous aimer et à prendre soin de vous, à accepter que nul ne peut plaire à tout le monde.

La thérapie consiste dans le déroulement de soins adaptés au problème spécifique à travailler en visant le changement, qui permettent de :

♦   Tout d’abord, évaluer votre confiance en vous-même de manière professionnelle.

♦   Puis, explorer la façon dont ce manque de confiance s’est construit en vous :

– à partir des expériences de l’enfance

– en fonction des événements plus récents.

♦   Ainsi qu’examiner la manière dont le manque de confiance affecte la vie quotidienne et empêche la réalisation de besoins et de désirs.

♦    De plus, apprendre à détecter les émotions qui déterminent la perte de confiance en soi et donnent l’impression de ne pas être à la hauteur face à ce qui nous attend.

♦    Et aussi, comprendre comment les peurs du passé et les expériences passées freinent nos actions présentes.

♦    Enfin, découvrir les ressources que vous pourriez utiliser pour retrouver une estime de soi réaliste pour se sentir capable de faire face aux enjeux.

L’approche choisie dépendra de là où vous en êtes et de vos attentes.

 

Thérapie de confiance

Le psychologue ne donne pas de conseils mais tâche de comprendre chaque situation qui provoque la peur. Ensemble le psychothérapeute et le client analysent les situations afin de prendre conscience du poids du regard des autres.

La difficulté de personnes qui manquent de confiance en soi est de faire confiance à l’autre. Pourtant la confiance en son psychothérapeute est nécessaire pour qu’il puisse aider la personne à réparer l’image dégradée qu’elle a d’elle-même et ainsi contribuer à augmenter sa confiance en soi. Cette confiance nécessite du temps pour se construire.

La confiance en soi est nécessaire pour nous laisser agir. Pour sortir de notre zone de confort pour et atteindre nos objectifs nous devons faire parfois le premier pas qui, sans la confiance en soi, parait trop difficile. Ainsi notre potentiel reste inexploité. Bien heureusement, le manque de confiance en soi et une trop faible estime de soi ne sont pas une fatalité.

Notre confiance en soi peu s’améliorer car elle fluctue avec les bonnes expériences correctrices. Elles permettent de sortir du repli et de combler progressivement le déficit de confiance en soi. La confiance en soi est petit à petit intériorisée et devient notre grande ressource.

Consulter pour le manque de confiance en soi et la faible estime ?

Vous souffrez d’un manque de confiance en vous ? Comment savoir c’est le manque de confiance en soi ? Peut-on (re-)gagner la confiance en soi ? Pensez-vous que vous pourrez y faire face ?

 

Faites-vous aider en consultation au cabinet ou par téléconsultation.  Si vous souhaitez consulter un psychologue ou entreprendre une psychothérapie pour pallier au manque de confiance ou construire une estime de soi, n’hésitez pas à contacter la psychologue – psychothérapeute Maria Hejnar.

Manque de confiance en soi  – effet direct de l’exposition aux violences domestiques.

Qui consulter pour le manque de confiance en soi

Call Now Button