Troubles du sommeil

Nous sommes plusieurs fois dans notre vie confrontés à la pathologie du sommeil.

Les troubles du sommeil sont souvent tolérés car considérés comme inévitables, presque« normaux » ou, au contraire, très mal tolérés et entraînant alors la consommation régulière de somnifères ou d’autres produits psychotropes (alcool, cannabis…)

 

Dans les bras de Morphée

Le sommeil, le rêve, l’endormissement sont  étroitement liés à notre activité psychique qui continue pendant le sommeil notamment à travers le rêve.

Pour se rendre dans les bras de Morphée nous avons besoin de désinvestir la partie de cette activité liée au monde extérieur. L’endormissement nécessite un certain repli sur soi et sur son propre monde intérieur. S’abandonner au sommeil suppose une certaine régression et  accepter cette régression n’est pas facile lorsque notre monde intérieur manque de sécurité. La phase d’endormissement est alors perturbée par une excitation psychique qui provoque une montée d’angoisse et des pensées compulsives.

Ces troubles qui chassent le sommeil

Insomnies, parasomnies, dysomnies, terreurs nocturnes, somnolence diurne, perturbations du rythme circadien apparaissent dès la naissance. Ces nourrissons qui ont tant besoin d’être bercés, portés, câlinés pour s’endormir se transforment en adultes insomniaques, somnambules ou cauchemardants.

L’insomnie ou le mauvais sommeil fragilise notre résistance et joue sur la qualité de notre fonctionnement dans la journée provoquant une fatigue, une irritabilité, troublant l’humeur, la concentration et la mémoire.

L’insomnie se manifeste par :

– des difficultés d’endormissement,

– des réveils nocturnes,

– des réveils précoces, trop tôt le matin,

– un sommeil non récupérateur.

Les causes de l’insomnie peuvent être physiologiques (maladies), environnementaux  (bruit) et psychologiques. Ces dernières dont l’ anxiété, la dépression, les traumatismes peuvent être influencés et neutralisés par un travail psychothérapuetique.

Parasomnies

Ce sont des phénomènes aigus qui interrompent le sommeil de manière épisodique. Parmi les plus fréquents, notons les terreurs nocturnes,  le bruxisme, le somnambulisme.

Terreurs nocturnes

Il s’agit de crises hallucinatoires brèves qui peuvent être accompagnées de cris, de gesticulations et qui sont en fait des crises d’angoisse.

Somnambulisme

Les terreurs nocturnes peuvent s’accompagner ou être suivies de déambulations. Ces manifestations comportementales témoignent d’une angoisse extrême qui ne peut être contenue au sein de l’appareil psychique et est évacuée sur le plan moteur.

Retrouver le sommeil

La jeune fille endormie, Egone Schiele-

Egon Schiele, La jeune fille endormie

Morphée de Jean Antoine Houdon
Morphée de Jean Antoine Houdon