Le stress – qu’est-ce que c’est exactement ?

Le terme stress prête souvent à confusion car il est utilisé pour désigner tantôt  la réaction de l’organisme tantôt  les facteurs d’angoisse externes à l’organisme et liés aux événements de la vie. Certaines situations nous paraissent dangereuses ou trop difficiles à affronter et provoquent une réaction de «  stress ». Il s’agit d’une réaction physiologique de l’organisme au signal de danger. Cette réaction est automatiquement générée par l’organisme afin de préparer notre corps à réagir au danger par le combat ou par la fuite (fight or flight). Cette réaction demande à l’organisme un grand effort. Le stress n’a donc pas les mêmes effets quand il est modéré et ponctuel que lorsqu’il est intense et prolongé.

Face à une épreuve, il nous arrive d’avoir le cœur qui bat, de respirer rapidement, de transpirer… Que se passe-t-il exactement ?

Pour faire face à la situation de danger que nous percevons notre corps secrète des hormones :

♦   D’abord les catécholamines qui apportent de l’oxygène au cerveau et aux muscles pour les préparer à l’action. Elles ont pour effet d’augmenter la fréquence cardiaque, la tension et la température du corps… Elles entraînent la dilatation des bronches et la consommation d’oxygène… Elles modifient le métabolisme en augmentant la glycémie et le taux d’acides gras. Parmi les catécholamines, la plus connue est l’adrénaline… tout le monde connais ses effets… certains les recherchent.

♦   Puis les glucocorticoïdes qui servent à apporter de l’énergie sous forme du sucre (glucose) aux principaux organes.

Quand la quantité de ces hormones dans le corps est suffisante, les récepteurs du cerveau ralentissent leur production. Cette réaction de l’organisme a permis de répondre à la situation stressante. Et quand tout se calme, les symptômes disparaissent. Le cœur ralentit, la température baisse,

Le stress chronique

Mais, lorsque la situation de stress dure et s’intensifie (le stress chronique)  on a constamment l’impression que la réalité dépasse nos moyens. L’organisme fonctionne alors en surrégime et le corps sécrète toujours plus d’hormones. En conséquence, le cœur, les articulations sont sollicités en permanence… et s’épuisent. Ces situations provoquent  l’apparition de troubles du sommeil et de la concentration, de maux de dos, de maladies cardio-vasculaires, autres troubles psychosomatiques, et pour finir un épuisement et des dépressions. On attribue certaines maladies allergiques, immunologiques et cancéreuses au dérèglement dû à ce surrégime.

Chez des personnes anxieuses, le dérèglement survient même en absence de facteurs externes de stress. Leur niveau d’angoisse, constamment élevé, fait que même les situations banales leur paraissent dangereuses ou insurmontables. L’organisme d’une personne anxieuse produit les hormones de « combat »  comme si elle était constamment face à l’épreuve ou face au danger. Les symptômes et les conséquences sont donc sensiblement les mêmes.