Psychothérapie adolescents

 

La psychothérapie pour adolescents est plus souvent demandé par les parents inquiets pour leur enfant que par l’adolescent lui-même. Aussi, les parents peuvent être reçus avec ou sans l’adolescent. Parfois, l’échange avec le psychologue suffit pour assurer les parents, leur permettre de prendre conscience de ce qui échappe à leur compréhension et améliorer la situation.  Parfois toutefois, l’adolescent est en souffrance et a besoin d’aide. Parfois il ressent ce besoin, parfois il s’oppose à l’idée de rencontrer le psychologue. Le parents peuvent, là aussi, consulter seuls pour réfléchir sur les moyens qu’ils ont à leur disposition pour faire évoluer la position de leur enfant et l’aider à venir dans le soin.

 

Psychothérapie pour adolescents

L’adolescence est un passage délicat entre l’enfance et l’âge adulte. Le remaniement important du psychisme dû aux changements corporels, à l’apparition parfois brutale des pulsions sexuelles et à la perte des idéaux de l’enfance constitue l’essence de la « crise » adolescente. Ce processus psychique que tout adolescent traverse peut être relativement bien négocié mais pour certains adolescents, le changement s’avère difficile à assumer, provoque des angoisses et les mène vers des impasses, des mouvements dépressifs insurmontables entraînant l’échec scolaire, des comportements d’auto-sabotage, la crainte voire le refus d’accéder au monde adulte et le refuge dans la drogue. Les prises de risque et les agirs, modes d’expression des conflits et des angoisses privilégiés à cette période de la vie, témoignent d’un profond malaise psychique qu’il ne faut pas banaliser. Psychothérapie adolescents

Difficultés dans les apprentissages scolaires, perte d’intérêt, addictions, repli sur soi, prises de autant de signes qui inquiètent les parents qui peuvent alors consulter pour comprendre, pour être rassurés, pour ne pas laisser perdurer des difficultés pouvant constituer un achoppement du processus de développement.

Adolescence - yehudi-menuhine-adolescent - Psychothérapie pour adolescents

Yehudi Menuhine adolescent

Lorsque vous voyez votre enfant triste, désinvestissant l’école, ne pouvant pas se concentrer, s’isoler ou encore cesser de manger, vous pouvez vous sentir impuissant, en colère, désespéré. C’est le moment d’aborder ces difficultés avec un professionnel. L’échange avec un psychologue pour adolescents peut vous aider à tenir la position adéquate face à l’adolescent cherchant ses limites ou présentant les signes de malaise.

Selon la problématique, l’adolescent peut être reçu seul pour un accompagnement ponctuel ou pour une psychothérapie régulière. La rencontre de l’adolescent avec ses parents en présence d’un tiers – médiateur peut aider la compréhension et dénouer un certain nombre de situations bloquées.

Je travaille en réseau avec d’autres professionnels de santé : les médecins de ville, les centres spécialisés, les orthophonistes, les psychomotriciens, la psychiatrie de secteur, les associations et je propose une prise en charge s’inscrivant dans une approche pluridisciplinaire en fonction de difficultés.

Signes inquiétants et symptômes PSYCHOTHÉRAPIE ADOLESCENTS

Chaque adolescent traverse des moments de fragilité, de doutes et de questionnements identitaires. Il peut alors manifester quelques signes de souffrance.

Comment distinguer une souffrance passagère et naturelle à cet âge de ce qui relève d’une pathologie et nécessite des soins?

Comment repérer certains signaux d’alerte pour lesquels il est préférable de consulter ?

Comment accompagner les adolescents en souffrance ?

Pour en savoir plus…

Prise en charge de la souffrance des adolescents et jeunes adultes

Le 7 mai 2017 apparaissait dans le Journal officiel de la République française (JORF n°0108) le décret n° 2017-813 relatif à la prise en charge des adolescents et jeunes adultes en souffrance psychique.

Un décret ouvre dans quelques  villes et départements français une expérimentation visant à améliorer la prise en charge de la souffrance psychique des adolescents et jeunes adultes de 11 à 21 ans.

Les médecins traitants, les pédiatres et les médecins scolaires (mais pas les psychologues scolaires) pourront prescrire à des jeunes des consultations de psychologues libéraux ayant adhéré à la charte de cette expérimentation. Un maximum de 12 consultations pourra être remboursé par la Sécurité sociale.
Le jeune et les parents devront donner un consentement éclairé pour entamer la série de séances.  Ils pourront demander à changer de psychologue en cours de psychothérapie.

Les jeunes présentant des troubles psychiatriques ou des idées suicidaires seront exclus de cette expérimentation afin d’être pris en charge en psychiatrie.
Le dispositif est coordonné par la Maison des adolescents du territoire concerné.

Plusieurs points nous interrogent :

Paradoxalement les psychologues, et notamment les psychologues scolaires sont exclus de la liste d’experts pouvant évaluer la souffrance psychique de l’adolescent et l’adresser vers le soin psychologique.

S’agit-il d’un réel progrès ?

Il s’agit d’une expérimentation dans quelques territoires choisis et prévue pour une durée de 4 ans. Alors que le remboursement de consultations de psychologue existe dans de nombreux pays européens, entre-autre en Allemagne et en Grande-Bretagne où les actes de psychologues sont remboursés sans nécessairement être prescrits par un médecin (accès direct).