Conflits dans le couple menacent le développement de l’enfant

Le conflit dans le couple n’est pas conséquences sur le développement psycho-affectif de l’enfant. Pour se développer harmonieusement, un enfant a besoin de l’entourage stable, sécurisant et bienveillant. Les parents qui donnent à voir le conflit ainsi qu’une ambiance de discorde dans la famille sont délétères pour le sentiment de sécurité interne de l’enfant. Les parents belliqueux ne peuvent constituer une base de sécurité pour leur enfant.

De nombreuses études* montrent que les enfants ayant été témoins de violences conjugales ont plus de risque de présenter les symptômes de la dépression, de l’anxiété. Ils sont en difficulté face aux émotions, et notamment les émotions négatives.

Nous avons tous assisté à des scènes de dispute entre nos parents et nous en avons tous des souvenirs désagréables. La violence qui les accompagne fait peur aux enfants et crée en eux le sentiment d’insécurité. Elle désorganise durablement la construction psychique de l’enfant. L’enfant ne peut ni l’arrêter ni s’y soustraire physiquement ou psychologiquement. Il est condamné à assister, avec un sentiment d’impuissance,  à cette violence ce qui constitue un vrai traumatisme.

Les enfants qui sont témoins de violences domestiques vivent un véritable tsunami qui ravage leur psychisme. Et ceci est d’autant plus grave que l’enfant est jeune, que l’intensité des conflits et leur fréquence sont importantes.

Être témoin d’une menace sur le bien-être physique de sa mère est un véritable traumatisme pour l’enfant qui provoque les symptômes post-traumatiques.

Les enfants ayant été exposés à la violence conjugale expérimentent les difficultés d’adaptation psychosociale durant toute leur vie.  Ils ont de difficultés d’adaptation à l’école, manifestent de l’agressivité dans les relations avec les pairs et des problèmes d’apprentissages scolaires. Devenus adultes, ils restent anxieux et dépressif et manquent de confiance en soi. Ils présentent autant de difficultés que les enfants qui qui ont été victimes de violences directement subies.

L’exposition à la violence domestique, même indirecte, est une forme de maltraitance psychologique.

 

*Travaux de Gjelsvik, Kitzmann, Levandovsky, Liberman, Mac Donald, Owen & Cox, Schechter & Wilheim, et tant d’autres