Alcool – trop c’est combien

En début 2019 Santé Publique France a présenté de nouvelles recommandations concernant la consommation d’alcool, fondées sur les résultats de recherches scientifiques sur les risques de l’alcool pour la santé.

alcool trop c'est combien

Les études montrent que même à faibles doses, l’alcool a un impact sur la santé

L’alcool, consommé avec modération peut procurer du plaisir et faciliter les relations sociales. Mais qu’est-ce que la modération dans le cas de la consommation d’alcool ? A partir de quand est-ce déjà trop ? Les récentes recherches scientifiques ont permis d’estimer l’impact de l’alcool sur la santé, même à faibles doses. A partir de quelles doses l’alcool provoque-t-il des dommages ?

Malgré le discours publicitaire des lobbys, aucune étude sérieuse n’a montré d’effets bénéfiques ou protecteurs de l’alcool consommé en faibles quantités. En revanche, les études révèlent l’augmentation de la mortalité attribuable à l’alcool à partir de 10 verres par semaine. Les professionnels de santé ne sont pas surpris de voir ces résultats. Ils  confirment ce qu’ils constatent depuis toujours sur le terrain : l’alcool présent même à faibles doses chez les personnes qui développent des maladies cardiovasculaires, des cancers, des démences. Ces résultats amènent enfin les pouvoirs publics à modifier les recommandations concernant la consommation d’alcool.

Le discours public sur l’alcool est en train d’évoluer pour en préconiser une consommation plus mesurée. Il est désormais recommandé de ne pas consommer plus de 2 verres par jour et pas plus de 10 verres par semaine. Une pose de deux jours par semaine est aussi conseillée. La consommation d’alcool est déconseillée aux adolescents, aux personnes âgées et aux personnes vulnérables pouvant développer une addiction ou une affection psychiatrique ou somatique. Est-il encore nécessaire de rappeler que toute consommation d’alcool par une femme enceinte est délétère pour le fœtus ?

alcool grossesse

Ces nouvelles recommandations ne font plus de distinction entre hommes et femmes. Il convient toutefois de noter une plus grande fragilité des femmes face l’alcool.

Les données recueillies par le Baromètre de Santé publique en 2017 montrent qu’un quart des Français adultes, majoritairement les hommes, dépasse les quantités recommandées.

Il est donc nécessaire d’informer sur les conséquences liées à la consommation d’alcool pour apporter une meilleure connaissance des risques et pour changer les représentations qu’en a le public, y compris dans la classe dirigeante pour l’aider à mieux protéger les Français des lobbys alcooliers.