Alcool – trop c’est combien

Les études montrent que même à faibles doses, l’alcool a un impact sur la santé

L’alcool, consommé avec modération peut procurer du plaisir et décontracter les situations sociales. Mais qu’est-ce que c’est la modération dans le cas de la consommation d’alcool ? A partir de quand c’est déjà trop ? Les récentes recherches scientifiques ont permis d’estimer l’impact de l’alcool sur la santé, même à faibles doses. A partir de quels doses l’alcool provoque de dommages ?

Malgré le discours publicitaire des lobbys, aucune étude sérieuse n’a montré d’effets bénéfiques ou protecteurs de l’alcool consommé à faibles quantités. En revanche, les études révèlent l’augmentation de la mortalité attribuable à l’alcool à partir de 10 verres par semaine. Les professionnels de santé ne sont pas surpris de voir la confirmation par la recherches de ce qu’ils constatent sur le terrain : que l’alcool est présent chez les personnes développant les maladies cardiovasculaires, les cancers, les démences. Ces résultats amènent enfin les pouvoirs publics à modifier les recommandations concernant la consommation d’alcool.

Le discours public sur l’alcool est en train d’être modifié pour préconisent la consommation plus mesurée d’alcool. Ne pas consommer plus de 2 verres par jour et pas plus de 10 verres par semaine, une pose de deux jours par semaine. La consommation d’alcool est déconseillée aux adolescents, aux personnes âgées et aux personnes vulnérables pouvant développer une addiction ou une affection psychiatrique ou somatique. Nul besoin, nous espérons, de rappeler que toute consommation d’alcool par une femme enceinte est délétère pour le fœtus.

Ces nouvelles recommandations ne font plus de distinction entre hommes et femmes. Il convient toutefois de rappeler la plus grande fragilité des femmes face l’alcool.

Les données recueillies par le Baromètre de Santé publique en 2017 montrent qu’un quart des Français adultes, majoritairement les hommes, dépasse les quantités recommandées.

Il est donc nécessaire d’informer sur les conséquences liées à la consommation d’alcool pour apporter une meilleure connaissance des risques et pour changer les représentations d’alcool, y compris dans la classe dirigeante pour qu’elle puisse mieux protéger les Français des lobbys alcooliers.