Addiction au cannabis

Addiction au cannabis. Le cannabis appelé aussi «l’herbe », « le marijuana », « la beuh », « le haschisch », « le shit »

Le cannabis appelé aussi «l’herbe », « le marijuana », « la beuh », « le haschisch », « le shit »

L’addiction au cannabis c’est une dépendance, une perte de contrôle dans la consommation. Différentes formes de consommations compulsives ont des mobiles psychiques. Les effets psychotropes du cannabis apportent une réponse à une souffrance psychique mais ils font courir des risques au consommateur.

Le cannabis, est un produit psychoactif responsable des effets immédiats sur la conscience.

Une substance psychoactive est une substance dont la consommation produit des effets sur les fonctions cognitives, l’affectives et psychomotrices.  Elle altère les processus mentaux, la perception, le raisonnement et le comportement. Certains drogues sont licites comme les médicaments, les substituts heroïniques ou l’alcool, d’autres psychotropes ne sont pas autorisés : l’héroïne, la cocaïne, les amphétamines et les opioïdes. Le cannabis n’est pas autorisé en France mais il est réglementé dans certains pays comme Les Pays-Bas ou certains états américains (La Californie).

L’ivresse cannabique

À forte dose, le THC provoque l’ivresse cannabique décrite par Moreau de Tours déjà en 1845. Elle se caractérise par le sentiment de bonheur, de joie et de bien-être physique. Elle s’accompagne d’une excitation et d’une dissociation d’idées, d’erreurs d’appréciation du temps et de l’espace. Les perceptions sensorielles (sons, images, couleurs) accrues,  généralement agréables, en induisant des émotions et en faisant resurgir des souvenirs,  conduisent à la rêverie onirique. Cet état euphorique et onirogène est associé à une somnolence. Ce sont précisément ces effets qui sont recherchés par l’utilisateur. L’intensité des effets obtenus est très variable selon les individus, selon le contexte de consommation, selon la quantité et  la concentration du THC dans le produit consommé. Les doses plus élevées de cannabis ou la sensibilité accrue du sujet aux effets des cannabinoïdes peuvent provoquer des perturbations neurologiques et psychiques importantes. L’euphorie et la sensation de bien-être, s’associent alors à une altération de la perception temporelle, à des troubles de l’attention et de la mémoire à court terme. Avec une consommation plus dosée, apparaissent d’autres perturbations : une incapacité à accomplir des tâches multiples simultanées, des perturbations de la coordination psychomotrice, des troubles du langage, une dysphorie, une  augmentation du temps de réaction, une altération dans le traitement de l’information, dans la résolution de problèmes et dans la capacité d’abstraction.  Ces effets perturbent le travail scolaire ou l’efficacité au travail, la conduite automobile. Les études ont montré des effets amnésiants à court terme. La prise de cannabis altère la capacité de la mémoire de travail: les sujets examinés ont du mal à se rappeler des mots, des images ou des sons qui leur ont été présentés tandis qu’ils se trouvaient sous l’emprise du produit. Les histoires présentées aux sujets sous l’emprise de cannabis sont restituées avec l’introduction de nouveaux éléments ou des persévérations. Ces perturbations sont sensiblement les mêmes chez les consommateurs occasionnels et chez les consommateurs chroniques.

Il s’agit là des effets immédiats ou à court terme liés à la prise de cannabis. Mais la consommation répétée de cannabis altère les performances cognitives, psychomotrices et les capacités d’apprentissage de manière persistante, en particulier chez les sujets adolescents.

Effets cognitifs liés à la consommation chronique de cannabis

Le cannabis altère la motivation

Le syndrome amotivationnel est une des conséquences de la consommation excessive de cannabis et de l’addiction au cannabis. C’est  une limitation d’intérêt pour des tâches qui demandent de la concentration qu’elles soient scolaires ou professionnelles.  Le syndrome amotivationnel associe ralentissement de la pensée, appauvrissement du fonctionnement intellectuel, déficit de l’activité, avec indifférence affective et inhibition psychique. Le syndrome amotivationnel est lourd de conséquences chez l’adolescent et chez le jeune adulte car il constitue un empêchement dans l’insertion sociale, professionnelle et affective. Il régresse après quelques semaines ou quelques mois d’abstinence.

Si vous envisagez d’arrêter de consommer du cannabis vous avez peut-être besoin d’aide. Vous trouverez ici les informations importantes pour bien gérer le sevrage du cannabis.